01.05.2008

Mélancolie

Parfois on se sent l'âme lourde du poids de nos maux. Un étau enserre la poitrine qui n'a rien de la douloureuse oppression de l'amour. C'est un sentiment de manque, ou plutôt d'absence, nuance qui s'attache à l'innommable de ce besoin. L'âme est grise et l'esprit erre dans l'incertitude et la souffrance.

J'ai mal de solitude et d'impuissance face à ma vie qui m'échappe. Je sais que la solution ne peut venir que de moi mais l'énergie et l'envie m'en manquent. Je me sens le centre du monde et pourtant si insignifiant. Si je meure que reste-t-il? Un vague souvenir, un oubli parmi les autres.

On se rassure, on se dit que pour tout le monde c'est pareil. Tout le monde... Même nos souffrances et nos envies sont communes, comment exister dans cette communauté de peines et de désirs. Comment être soi si nous sommes tous semblables?

Alors il faut se dire qu'il y a pire. Mais je ne vois que le mieux. La souffrance des autres, lâche égoïsme, m'ennuie; tandis que je jalouse le bonheur, fut-il apparent, d'autrui.

Demain est un autre jour. Non, demain sera identique. L'esprit, parfois las de réalisme, se relâche et évite la triste réalité. Parfois un bonheur fugitif vient distraire cette morne vie.
La vie est un malheur ponctué ou non de plus grands malheurs et quelques fois de joies, somme toutes relatives.

Alors j'écris et, durant quelques temps, le buvard informatique absorbe mon insignifiante vie et sa peine avec.
Non pas que j'ai oublié ma peine, mais j'ai regardé celle-ci et j'ai appris à la reconnaître.

 

Mélancolie

21.01.2008

j'irais au bout d mes rêves...

Comme ma vie est d’une platitude navrante, je vais devoir raconter mes rêves. Enfin surtout le rêve que j’ai fait cette nuit et qui était tellement surréaliste qu’il en vaut le coup.

Donc dans ce rêve je me retrouvais dans la série Walker Texas Ranger, sauf qu’en lieu et place de Chuck Norris il y avait Steven Seagal. Bon je ne suis pas sûr qu’il s’agisse exactement de cette série, mais disons une histoire justicier avec ses poings et ses pieds.

Donc, tandis que nous devisions de je ne sais quel sujet avec Steven, un informateur vint nous prévenir qu’il y avait du grabuge dans le bowling du coin.
Toute cette histoire se déroulant à Fontenay sous bois, ma ville d’enfance de banlieue, mon cerveau a dû chercher ce qui faisait le plus américain dans le coin et n’a trouvé que ça. Il est vrai qu’une bagarre dans l’espace restreint du bistro du coin, au milieu des ivrognes, aurait été moins impressionnante.

Nous nous rendons sur place, le bowling se trouvait au milieu de ce qui semblait un désert, avec caillasse et poussière, mais dans mon rêve ce changement de physionomie de la ville ne m’a pas troublé du tout.

Tandis que Steven faisait le tour pour prendre les voyous à revers, je pénétrais à l’intérieur. Un jeune homme visiblement en colère reconnu tout de suite en moi une menace et sorti son cran d’arrêt qu’il me plaqua sur le bras. Plein de courage je lui dit que je n’avais rien à voir avec tout ça et que j’étais un simple client. Visiblement convaincu, il me relâcha et sorti du bowling (qui ressemblait davantage à un bar). Je savais que Steven s’occuperait de lui dehors.
Le reste du rêve est confus et consistait essentiellement à des courses poursuites dans lesquelles j’étais la victime etc.



J’avoue avoir bien du mal à interpréter tout ça, si quelqu’un a une quelconque explication freudienne qu’il me fasse signe.
En attendant je vous invite à visiter ce site sur lequel vous découvrirez toute la puissance de Chuck Norris, ce n'est pas Steven Seagal mais changer le nom, ça marche aussi!

http://www.chucknorrisfacts.fr/index.php?p=parcourir&...

 

30.12.2007

aurevoir 2007

Nous y voilà, un petit effort et 2007 va s'éclipser pour laisser place à cette longue année 2008 (eh oui ce sera une année bissextile!)
Donc comme en toute fin d'année qui se respecte il faut tirer en tirer le bilan et faire plein de bonnes résolutions qu'on ne tiendra pas.
Petite synthèse de cette année riche en rebondissements et changements divers.

Premièrement du point de vue professionnel on peut dire que cette année fut comme une boucle. Ayant quitté ma boite pour une nouvelle qui s'est avérée être pire que la première je suis revenu à l'ancienne.
Mais le bilan est loin d'être nul de cette expérience, car non seulement mon bref passage chez la concurrence aura été enrichissant mais mon retour l'aura été également, mais au sens propre cette fois-ci, puisque je suis revenu avec une augmentation supérieure aux propositions qui m'avaient été faites au moment de mon départ. D'autant qu'entre temps l'ambiance sur place s'est largement améliorée, je dois avouer que c'est donc un retour assez serein qui s'est effectué.
Bien évidemment ce n'est pas le métier que je rêverai de faire, et je ne prends aucun plaisir à ce quotidien routinier du métro-boulot-dodo, mais en attendant d'avoir le courage de me lancer dans ce qui me plaît vraiment, ce pis-aller n'est pas des plus inconfortable, donc on ne va pas trop se plaindre.

Deuxièmement du point de vue sentimental.
Voici donc la partie qui intéresse particulièrement les lecteurs de ce blog (si, si, je vous connais, inutile de nier!) 2007 aura donc été l'année de ma séparation et de mon homosexualité. En assumant pleinement ma sexualité et en m'installant dans un appart tout seul, je pensais qu'une longue vie de débauche allait s'offrir à moi. Il n'en fut rien. J'ai essentiellement pu découvrir cette année la solitude. Ces longues soirées perdues devant divers écrans, ce manque criant de volonté pour se préparer à manger ou pour avoir le courage de faire des sorties et de se sociabiliser.
Mais il y a des avantages à vivre seul, enfin j'imagine...
Bien sûr j'ai eu quelques histoires d'amour d'un soir mais le coeur n'y était pas et, soit que je soie devenu exigeant, soit que mon esprit soit encore embué de mon ex, sûrement un peu des deux, mais je n'arrive pas à rencontrer quelqu'un avec lequel j'aurais envie d'aller plus loin.
Donc j'attends, je cherche, un peu déprimé, souvent résigné que mon esprit s'ouvre aux autres ou que quelqu'un vienne me l'ouvrir. On verra bien...

Mais cette année, ce fut aussi ma détermination à m'enrichir intellectuellement et culturellement,; je continue donc à lire et je fais plein d'expos. L'un des grands buts que je me suis fixé dans la vie est de devenir quelqu'un de meilleur, à tous point de vue: intellectuellement, humainement, etc. Il y a temps à voir et à apprendre qu'une vie ne suffit pas, donc autant ne pas perdre de temps!

Et les résolutions pour 2008? La première sera de faire une note pour ce blog dès le début de l'année dans laquelle je mettrai les autres, c'est-y pas merveilleux.

Et sur ce, bonne année!!!

12.12.2007

On s'était dit rendez-vous dans 10ans!

Quand parfois le moral ne va pas, on devrait toujours avoir sous la main quelqu’un de plus paumé que soit. Rien de tel que la médiocrité d’autrui pour relativiser la sienne. Finalement tout est relatif, la vie elle-même est une question relative. L’expérience que j’ai vécu hier soir m’en a donné le plus bel exemple.

J’ai repris contact avec d’anciennes camarades de classe que je n’avais pas vu depuis maintenant dix ans, depuis la fin du lycée où nos routes ce sont séparées. Rendez-vous fut pris dans un petit resto au pied de la butte Montmartre. J ’allais à cette rencontre avec une certaine appréhension, le temps avait passé et je ne savais qui j’allais retrouver en face de moi, aurions-nous des choses à nous dire, partagerions-nous encore des choses ?

J’arrivais avec une demi-heure de retard, ayant eu la bonne idée de venir en voiture.
Elles étaient là toutes les trois, sur les banquettes et ce fut un choc.
Armande, semblait avoir grandi un peu, étant donné ma taille c’est un détail important, mais surtout sa voix et sa tête avaient pris une tournure ambiguë, à savoir qu’elle m’accueillit d’une voie virile tandis que son visage semblait s’être élargi. J’ai cru pendant un moment qu’elle allait m’avouer être en pleine phase de changement de sexe. Mais il n’en fut rien.

Face à elle, Irène avait continué sa lente dégénérescence physique et morale, comme si son corps voulait se mettre en accord avec son esprit égaré et embrumé par les vapeurs d’alcool et de shit. Dans mon souvenir elle n’avait jamais été d’une grande beauté mais là elle avait continué son chemin vers la laideur.
Seule Marcia avait gagné en féminité et, si on peut le dire pour ce qui la concerne, en beauté.

(A ce stade là, le lecteur aura certainement compris devant l’excentricité de ces prénoms que j’ai modifié ceux-ci afin de respecter l’anonymat des demoiselles).

Bien sûr nous avons évoqué nos souvenirs communs et les chemins respectifs que chacun de nous avait pris.

Parmi nos anciens camarades j’étais le seul à n’avoir entretenu aucun contact avec qui que ce soit, tandis qu’elles m’énuméraient ce qu’était devenu untel ou untel.
Détail amusant Armande m’appris que Laurent était homosexuel en me disant « Et Laurent il a été emmerdé parce qu’il a bossé avec un mec qui le draguait alors que lui ça ne l’intéressait pas. Il ne lui plaisait pas » Cette petite phrase « il ne lui plaisait pas » m’a fait sourire ; de cette manière elle me révélait qu’il était gay sans vraiment me le dire ou plutôt sans assumer directement de me le dire.
Enfin quand je dis apprendre, je veux dire confirmer. J’avais de sérieux doutes quand l’autre jour, faisant des recherches sur google de mes anciens camarades, j’ai vu une photo d’icelui. Ce n’était qu’une photo style identité, mais le petit collier qu'il portait était typique de l’homo de province ringard qu’il m’inspira tout de suite.


Pour revenir à la soirée, il faut savoir que j’ai fait un parcours scolaire en classe littéraire et Arts Plastiques et que donc j’ai fréquenté pas mal de baba cool allumés, genre pantalons larges et jupes longues aux motifs africains, turban dans les cheveux et idéalisme gauchiste puéril. Le genre de personnes qui hésitent entre vivre d’Art dans un squats, faire une virée en Amérique Latine pour aller se confronter à la misère du monde –la misère française n’étant sûrement pas assez exotique- ou encore aller traîner dans les gares et les trottoirs de province –de préférence à Toulouse mais en tout cas toujours dans le sud de la France.

M’imaginant retrouver des gans épanouis dans leurs carrières artistiques loin de ces clichés énumérés plus haut, vivant confortablement de leur passion. Je trouvais l’opposé. Toutes étaient frustrés professionnellement et vivotaient de boulots alimentaires en attendant de se réaliser dans leur domaine respectif.

Et finalement, moi qui me morfondais de la médiocrité de ma situation, de mon boulot peu épanouissant  je me suis rendu compte que comparativement j’avais réussi. J’ai une fille, je ne vis pas dans une cave minuscule dans Paris et j’ai un boulot créatif.

Bien entendu j’aimerai toujours avoir une meilleur situation, un boulot qui me plaise vraiment et quelqu’un avec qui partager de bons moments, mais en attendant, tout compte fait, ce n’est déjà pas si mal…

 

09.12.2007

To do list

Expos/Musées :

-          Jean Carriès, la matière de l’étrange
-          Gustave Courbet
-           L’enfer de la BNF
-          Quand Versailles était meublé d’argent
-          Cité de l’architecture et du patrimoine
-          Musée du quai Branly


Livres :


-          Les racines du ciel
-         Compostelle, histoire et chemins du pèlerinage à Saint-Jacques
-         Mémoires du Comte de Forbin
-         Lunar Park
-         Les possédés


Sortie/ spectacles :


-          West Side story
-         Du théatre, mais quoi?


Courage, je suis sur la bonne voie, si vous avez des suggestions n'hésitez pas...

Sex and the city

Une réplique que j'ai entendu dans cette série et que j'ai trouvé très amusante. Une mère parlant de son fils écrivain et éjaculteur précoce:
"il n'écrit que des nouvelles, pas des romans"

01.12.2007

retour à la case départ

Et voilà, après un petit peu plus d’un mois de chômage et de free lance, alors que je commençais à m’accoutumer aux horaires décalés, à l’ennui, aux repas sautés et à l’oisiveté, j’ai retrouvé un travail. Mais pas n’importe où, dans ma première boite, celle-là même que j’ai quittée il y a trois mois de cela ! Etant donné qu’une des nouvelles recrues a quitté son poste afin de retourner dans sa région natale, l’urgence, et je l’espère mon talent, ont fait qu’on m’a proposé de la remplacer.

Rendez-vous fut pris avec mon ancienne responsable afin de discuter de tout cela et des conditions de mon retour, ce qui en langage non-diplomatique peut se traduire par « combien c’est payé ? »
Je dois avouer que j’ai été agréablement surpris de l’accueil puisque tout le monde semblait content de me revoir. Mais j’ai dû affronter le regard dépité de mes anciens collègues qui, ayant vécu non stop la glorieuse vie d’entreprise, semblaient hésiter entre s’ouvrir et les veines ou la défenestration.

Mais, si j’ai accepté le poste, le plus dur sera d’entendre les sempiternelles complaintes des employés, accoutumés à se plaindre de leur sort quelqu’il soit, n’ayant jamais le courage de prendre la décision nécessaire, partir ailleurs.
Il me faudra donc une carapace pour résister à cette maladie contagieuse, la déprime professionnelle.

Mais bon, le traitement existe et il était prescrit dans les conditions de mon retour, ce qui pour être plus clair peut se traduire « c’est bien payé et y’ a moyen de ce faire des thunes ! »
N’allez pas croire que je sois une personne vénale, mais quitte à s’emmerder autant que ce soit bien payé !

24.11.2007

Elle a tout bon Barbara

Depuis le début de la semaine, mon ex s'est officiellement installée chez son nouveau copain avec notre fille. Cela fait plusieurs mois que l'on est plus ensemble mais nous avons toujours eu un lien très fort, ce qui, je crois, m'a empêché de concevoir une autre relation et d'aller de l'avant. Et l'on arrive dans un paradoxe difficile à dépasser, car pour rencontrer quelqu'un d'autre il faudrait que j'arrive à l'oublier, et pour l'oublier il faudrait que j'ai rencontré quelqu'un d'autre.
Son installation même si elle me fait de la peine, d'autant que ma fille va vivre une vie de famille dans laquelle je ne serais pas, va me permettre d'avoir des rapports peut-être plus sains avec elle.
En tout cas je l'espère.

À l'occasion des 10 ans de la mort de Barbara, je mets une petite chanson qui convient tout à fait à la situation évoquée ici:
podcast

22.11.2007

Durex et moi

Il y a quelques temps de cela, Durex avait réalisé une grande enquête de satisfaction suite au lancement d'un nouveau préservatif. Pour se faire ils cherchaient des volontaires pour tester tout ça. Une simple inscription sur le site suffisait. Ce que je fis.
Quelques jours plus tard je recevais un mail m'annonçant que j'avais été sélectionné pour tester le produit en question, que je recevrai par la poste prochainement.
Étant un garçon très dévoué j'attendais avec impatience mon colis qui allait faire de moi un rat de laboratoire.

Quelle ne fut pas ma surprise de voir que le colis ne contenait qu'un unique exemplaire de ce bijou de technologie! Et là je dois dire que s'offrait un choix cornélien pour moi. Étant un garçon très polyvalent, il me fallait savoir quelle partie de mon corps allait bénéficier de ce préservatif du XXe siècle. Et il fallait également trouver le partenaire en conséquence.
Un ami dévoué me prêta main forte pour mener à bien cette expérience et répondit par la même à l'usage que j'allais en faire.
La chose, une fois sortie de son emballage présente un relief particulier fait de petites bosses je crois et à la particularité d'être resserré dans sa partie inférieure. Une fois enfilé je dois avouer ne rien avoir ressenti de particulier (le lecteur saura à présent mon rôle). Mais étant très consciencieux, je me suis fait un devoir de mener ce test à son terme. J'en ai discuté ensuite avec mon camarde cobaye qui a reconnu ne pas avoir senti grand chose (au niveau du préservatif bien sûr!)
Quelques temps plus tard je répondais au questionnaire en ligne expliquant ma déception.

Cher ami lecteur, tu auras compris que je m'investis corps et âme pour la science et que devant cette demi expérience il me faut étudier l'autre usage que l'on pourrait en faire avec moi. Je recherche donc un laborantin qui aurait autant de goût que moi pour le progrès et l'avenir. Si en plus il peut être mignon, intelligent et m'aimer, je pense que ça permettrait d'apporter un relief supplémentaire, non pas au préservatif cette fois, mais à ma vie!

À bon entendeur...

18.11.2007

Hallali

Aujourd’hui note automnale puisque nous y traiterons de chasse à courre et de cor de chasse. Bon je sais cela n’a rien de particulièrement automnal mais dans mon esprit je vois les chevaux les naseaux fumants, courant à travers les bois dénudés et foulant les feuilles mortes. Et les hommes se regroupant autour d’un bon feu de bois après une journée éprouvante.
Rassurez-vous je ne suis pas adepte de la chasse, loin s’en faut, mais je peux concevoir le plaisir que certains y prennent sans pour autant le cautionner…

Bref, je vais vous parler de ma messe dominicale. Je vois déjà le lecteur s’étonner de ces révélations aussi brutales qu’inattendues, un chasseur catholique pieux et homosexuel. Voilà qui a de quoi déconcerter !

Afin de mettre un terme à tout ce salmigondi d’informations je précise tout ceci.
Chaque année a lieu à Paris en l’église Saint-Eustache, l’une des plus belle église de Paris selon moi, la Saint-Hubert. Ce saint étant le protecteur des chasseurs, une messe a lieu en son honneur, accompagnée de cors de chasse. J’avais donc très envie d’assister à cet  évènement assez unique et impressionnant.
Ayant proposé à mon père de m’accompagner, nous nous sommes rendus à 11h à la dite église afin d’assister à la chose.

Première remarque, le trajet effectué en scooter a été très, mais vraiment très froid ! J’avais pourtant anticipé la chose en m’équipant chaudement, allant jusqu’à couvrir mes jambes de seyantes chaussettes d’hiver montantes. Mais le froid et le vent ont été plus forts et j’ai pu ressentir ce que les alpinistes gelés ressentaient avant de perdre leurs extrémités gelées.

c80a1dd6b81a6e10c1b3acf88bf9cd56.jpgUne fois sur place j’ai été quelque peu déçu par le fait qu’il s’agissait bien d’une messe. Avec toute la solennité, le rituel et l’ennui que cela suppose. Le tout ponctué par de (trop) rares interventions musicales de joueurs de cors.
Mais quand les cuivres ont raisonné sous les voûtes ce fut un grand et beau moment. Je n’ai donc pas regretté ma venue.

Pour la petite info, le soir même avait lieu la cérémonie en l’honneur des charcutiers (on ne rit pas), proximité des anciennes halles oblige. Au cours de cette cérémonie, ont cite les charcutiers morts dans l’année, comme chez les pompiers « morts au feu » ; étrange similitude pour une profession que j’imagine autrement moins risquée, mais on ne se méfie jamais assez d’une andouillette !
Mais, en dehors de l’intérêt tout relatif que je porte à cette confrérie, c’est surtout la finalité de cette cérémonie que j’apprécie puisqu’elle s’achève avec un grand buffet sous les voûtes de l’église et là, je dis oui !

Nous devions donc revenir vers 18h30 afin de nous empif… de nous recueillir pour nos frères charcutiers. Mais une fois à la maison, réchauffés, je dois avouer que le froid a été le plus fort et nous avons lâchement renoncé… jusqu’à l’année prochaine !

quelques nouvelles

Ayant laissé mes lecteurs dans un suspens insoutenable suite à ma démission sans avenir, je me dois de rapporter les derniers évènements qui me sont arrivés.

 

Après un dernier jour de travail aussi peu chaleureux que le reste de mon passage dans la société, je me suis retrouvé au chômage donc, et j’y suis toujours. Mais heureusement, mon ancienne société fait toujours appel à moi pour du free lance, ce qui me garanti une certaine sérénité, pour le moment. Je fais donc les annonces tranquillement sans trop me stresser.

 

J’ai également profité de ce temps pour voir ma fille que j’ai gardé quasiment non stop depuis trois semaines.

 

Un passage à Laval, lieu de mon ancienne vie commune, pour vider la maison et faire l’état de lieux. Ce fut un moment étrange que celui de faire le tour de cette maison vide dans laquelle j’avais tant de projets de vie. Quitter cette ville que j’ai appris à aimer et à connaître et dans laquelle je ne remettrais probablement pas les pieds avant bien longtemps.

 

Toujours autant de projets que je n’arrive pas à tenir mais il est vrai que le rôle de papa est très prenant…

 

J’avais mille choses à raconter ici mais les idées s’enfuient inexorablement devant mon manque probant de volonté du moment.

 

24.10.2007

j'ai pas le temps!

Voilà ce qui me manque: le temps.
Petit récapitulatif de ce que j'aimerai faire avec du temps et surtout une bonne dose de courage.

Finir (et commencer) tous les livres que j'ai en attente, à savoir:
- Les racines du Ciel de Romain Garry
- Les mémoires du Comte de Forbin
- Le sexe à Rome (que j'ai eu dans ma boite)
- Pirates et flibusters (que j'ai acheté 5€ dans une brocante)
- Compostelle, histoire et chemins du pèlerinage à Saint-Jacques (un beau livre qu'on m'a offert)
- L'orchestre de l'opéra de Paris (que j'ai eu également dans ma boite)
- Histoire du graphisme en France (que j'ai acheté dans une boutique spécialisée)
- Mélancolie, génie et folie en occident (le catalogue de l'exposition)
Biensûr tous ce sujets m'intéressent, mais comme si ça ne suffisait pas, j'envisage déjà l'acquisition d'autres ouvrages:
- Opium, art et histoire d'un rituel perdu
- le musée de monuments français (le catalogue de l'exposition)
Si certains veulent me les offrir je suis preneur...

Ajoutons à toutes ces lectures les expos que je souhaite aller voir:
- Cité de l'architecture
- Expo Jean Joseph Carrière au petit Palais
- Vision de l'ouest au musée de l'Art américain de Giverny

Je voudrais aussi prendre des cours d'anglais, de déco, faire un prototype de design, écrire un roman, faire des coussins, aller au cinéma, avoir une vie sociale, rencontrer quelqu'un, être aimé, faire l'amour, avoir une vie épanouissante. Tout un programme!

l'ennemi intime

 

Lentement, insidieusement, patiemment, il attend.

Derrière nos pas, nos gestes, dans l'ombre de nos mouvements, il attend.

Dans les rires et dans les pleurs, tranquillement, il attend.

Il nous entoure et nous cajole de son étreinte d'années.

Il nous accompagne, l'éternel compagnon tapi dans l'ombre.

Passent les saisons, doucement glissent les années.

Et on le redoute, celui qui fait mentir les nombres,

Celui qui de la mort et la vie fait des rimes.

Ainsi va le temps, l'ennemi intime.

 

une note en passant

Je regardais hier soir une émission de débat. Je ne reviendrai pas sur le fond du sujet, mais je me suis fait deux remarques au cours des échanges qui avaient lieux. Au milieu de Philippe Tesson, Alain Minc, Bernard henri Levi et Eric Besson, se trouvait une petite chose, rabougrie, filasse: Laure Adler. J'ai eu le malheur de lire un de ses ouvrages et bien ce soir je viens de me rendre compte qu'elle pense aussi mal qu'elle écrit.

La seconde remarque concerne Philippe Torreton. Ils ont montré un extrait de sa pièce (promo oblige) et je constate qu'il est constamment exalté dans son jeu. Il doit jouer la douceur et le calme, on le voix en nage, éructant l'émotion. Ce n'est pas un comédien, c'est une brute.

 

j'y arrive pas

 Il est insupportable de constater que lorsque je suis dans mon lit les idées de textes à rédiger fusent. Tout y est, les idées, toujours originales et bien écrites. Le style est clair et riche. À chaque fois je me dis qu'il faudrait que je me souvienne de tout cela le lendemain afin de le mettre sur mon blog. Le lendemain vient et, posé devant ma veuille blanche virtuelle, les mots ne sortent pas. Je commence à écrire et tout me semble lourd et épais. Les sujets me manquent et les phrases ne me semblent pas claires, le vocabulaire s'appauvrit et le style général est d'une pauvreté désespérante.

C'est aussi la raison pour laquelle j'ai du mal à me remettre sur ce blog. Premièrement je n'ai pas assez de temps. Mon boulot me prend une bonne partie de mon temps et ce que je fais en free lance s'occupe du reste du sablier. Mais deuxièmement cette exigence que j'ai vis-à-vis de ma syntaxe et de mes idées est un vrai frein pour aller de l'avant. Je souhaiterais avoir un style vraiment bien et je renonce faute d'y arriver.

Voilà une note comme un tour de chauffe, sans intérêt ni fin.

10.10.2007

si les astres le disent...

Parfois on a l’impression que la vie décide de jouer avec nous et notre moral.

Pour la petite histoire, dans un mois tout juste, mon ex s’installe chez son nouveau copain avec notre fille. Cette situation est évidemment loin de me réjouir, d’une parce que je suis très proche d’elle et que ça concrétise vraiment notre séparation et que j’ai pleinement le sentiment d’être seul à présent. Deuxièmement, l’idée de savoir que ma fille va voir davantage un inconnu que moi-même est tout simplement insupportable pour moi.
Ma vie sentimentale étant au point mort, ayant atomisé moi-même une vie de famille naissante, je me dois de me concentrer sur mon travail et mon avenir.

Heureusement de ce coté, des choses positives et concrètes vont se mettre en place… Du moins le pensais-je, jusqu’à hier !
Ayant posé ma démission afin de rejoindre mon ancienne boite avec laquelle des négociations étaient bien avancées, j’ai appris qu’il n’est plus question d’embauche.

Donc dans 3 semaines, plus de travail ni d’indemnité chômage. La joie quoi !

Lu ce matin dans mon horoscope « super pêche, super moral, la conjoncture astrale vous déroule le tapis rouge de la forme. »

No comment !

11:15 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : emploi, blog

01.10.2007

ça s'en va et ça revient!

Les meilleures résolutions étant toujours celles qu’on ne tient jamais, j’ai pris un sacré retard dans la mise à jour de ce blog.

 

Mais le fait est que je me décide à raconter ma vie quand j’ai des moments de doutes et des problèmes, et justement c’est suite à ces doutes que je me décide généralement à prendre le taureau par les cornes. Donc je suis en plein chamboulement dans ma vie professionnelle et j’ai moins de temps pour venir raconter tout ça ici…

 

Pour simplifier, j’ai quitté mon entreprise il y a un peu plus d’un mois pour aller chez les concurrents, que je veux quitter maintenant pour retourner à l’ancienne société. Vous suivez ?

 

Je sais « l’important d’être constant », mais entre deux maux, mieux vaut choisir le moindre et celui que l’on connaît. D’autant que j’essaye de négocier cela en sorte que je puisse bosser chez moi deux jours par semaine, et ça, c’est tout bon !

 

Il faudra que je raconte comment s’est passé mon embauche puis mon départ, il y en aurait…

 

En attendant, je remplis avec du pas grand-chose, mais c’est mieux que rien.

 

20.09.2007

le blog est mort! vive le blog

Eh oui, je suis de retour ! Après avoir commencé de manière frénétique l’exercice salutaire d’épandre ma vie sur le net à travers ce blog, j’ai relâché quelque peu le rythme jusqu’à cesser complètement d’alimenter ce dernier.

Après presque un mois sans note, j’ai du ménage à faire. La poussière s’est déposée un peu partout et ma vie a continué en parallèle sans que je n’ai éprouvé le besoin d’en faire une quelconque note.

Ce retour, je le dois à la visite inattendue d’un certain Mathieu qui, semble-t-il a lu mon blog et y a déposé quelques commentaires.

Je suis allé jeter un coup d’œil à ces commentaires puis j’ai regardé les statistiques des visites, comme ça, à tout hasard.

Avec une moyenne de 28 visites par jour, je me rends compte que malgré les moutons qui s’accumulent dans les coins, les gens ne sont pas allergiques à la poussière et persistent à venir me rendre visite. Si dans le lot certains ce sont probablement égarés dans le labyrinthique univers blogesque, je me prête à croire que la plupart sont des habitués, intéressés par ma prose et, pourquoi pas, ma vie.

Ces visites tous les jours, sont autant de petits cailloux déposés sur la tombe de mon blog.

Je me décide donc à exhumer le cadavre encore chaud et à le ressusciter, puisque ici je suis un peu Dieu.

La suite très rapidement !

27.08.2007

Emmenez-moi au bout de la terre

Aujourd'hui était mon premier jour dans une nouvelle société.

Afin de ne pas arriver en retard, ce qui passe mal pour un premier jour, j'avais pris soin de prendre de l'avance et d'être assez large afin de pouvoir compenser au cas où les transports auraient du retard ou si jamais je me perdais en route.

Il s'avère que ma société est située à Saint-Denis et que je dois prendre le rer B à gare du nord pour une seule station.
Très confiant, je suis donc monté à bord du train, voyant qu'il était bien dans la bonne direction, à savoir Roissy Charles de Gaulle.
Malheureusement, je n'ai réalisé qu'une fois les portes fermées les indications que venait de donner le conducteur: « ce train sera sans arrêt jusqu'à Roissy Charles de gaulle »

Et là ce fut un long, un très long trajet.

Devant moi un couple de gros niaiseux parlait fort et me faisait profiter de leur bêtise. La demoiselle semblait boire les paroles idiotes de son wesh wesh de copain. Il n'en finissait plus de trouver des choses les plus imbéciles à raconter: des conducteurs de trains qui font la gueule parce que c'est ennuyeux comme boulot, pas comme au temps du far-west, et qu'il comprenait qu'ils fassent grève devant l'ennui de leur fonction, à ses parties de jeu en réseau, en passant par les habituelles moqueries sur les autres passagers...
Si l'on ajoute à cela le joueur d'accordéon qui nous a revisité les chansons de Piaf, et le tableau est complet.

Je devais arriver à 10 heures à mon travail, et ce fut bien à cette heure-là que j'arrivais... à Roissy.
J'ai évidemment appelé pour prévenir de mon retard et ai foncé vers l'autre quai, où j'ai pu apprécier que les trains vers Paris sont toutes les 20 minutes.

Retour toujours en chanson puisque le joueur d'accordéon était de la partie également.
Et c'est donc à 11 heures, tout honteux que je suis arrivé à destination.

Mais mon voyage ne fut pas inutile, j'ai pu apprécier les paysages sinistres de la banlieue nord et la bêtise crasse de mes concitoyens, ce fut en quelque sorte une immersion dans le monde « des gens » brrrr!

Quant à mon boulot lui même, c'est une autre histoire.

26.08.2007

poignet d'amour

Voilà c'est fait! Il m'aura fallu attendre presque vingt-sept ans pour avoir une montre.

Je pourrais justifier cette absence en m'abritant derrière une excuse crétine du type « je n'aime pas être esclave du temps » Mais il n'en est rien, ce sont des raisons bien plus terre-à-terre qui expliquent ceci.
Premièrement j'ai un poignet très fin de fillette et la moindre montre me semble un monstre sur mon petit bras.
Deuxièmement, n'ayant jamais été habitué a en posséder, je suis tout simplement gêné d'avoir quelque chose au poignet.
Ma dernière tentative remonte à 12ans de cela et n'a durée qu'une semaine. La Rolex que je possédais alors n'a pas tenue le choc et après s'être pris plusieurs coups, elle a rendue l'âme. Pour les rares lecteurs que j'aurais et qui s'angoisseraient à l'idée que j'aurais massacré une Rolex, je précise qu'elle avait été acquise suite à un voyage en Thailande, ce qui explique d'ailleurs certainement sa faible durée de vie.
Donc depuis, plus rien. Et j'avoue m'être bien accommodé de ce fonctionnement.
Mais Ninon, pour mon anniversaire, a décidé qu'il était temps que je rentre dans la confrérie des possesseurs de montres et m'en a donc offerte une. Par ailleurs, il y a une symbolique triste derrière tout ça puisque cette montre était en quelque sorte le dernier cadeau de notre relation, pour que je garde toujours quelque chose d'elle avec moi... Ce qui n'a pas manqué d'avoir son effet lacrymal sur moi.
Mais reprenons. J'ai donc cette belle montre dont je suis assez fier, même si je ressens une gêne et que je l'enlève tout le temps. En plus, étant de nature maladroite et me cognant tout le temps, je crains le moment ou je me cognerai, rayant ou brisant inéluctablement le verre de ce bel objet...

Me voilà maintenant avec le temps accroché à moi, me rappelant la faible durée de la vie et la fin d'une relation... Si si! C'est un beau cadeau! Enfin, je crois...