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18.11.2007
Hallali
Rassurez-vous je ne suis pas adepte de la chasse, loin s’en faut, mais je peux concevoir le plaisir que certains y prennent sans pour autant le cautionner…
Bref, je vais vous parler de ma messe dominicale. Je vois déjà le lecteur s’étonner de ces révélations aussi brutales qu’inattendues, un chasseur catholique pieux et homosexuel. Voilà qui a de quoi déconcerter !
Afin de mettre un terme à tout ce salmigondi d’informations je précise tout ceci.
Chaque année a lieu à Paris en l’église Saint-Eustache, l’une des plus belle église de Paris selon moi, la Saint-Hubert. Ce saint étant le protecteur des chasseurs, une messe a lieu en son honneur, accompagnée de cors de chasse. J’avais donc très envie d’assister à cet évènement assez unique et impressionnant.
Ayant proposé à mon père de m’accompagner, nous nous sommes rendus à 11h à la dite église afin d’assister à la chose.
Première remarque, le trajet effectué en scooter a été très, mais vraiment très froid ! J’avais pourtant anticipé la chose en m’équipant chaudement, allant jusqu’à couvrir mes jambes de seyantes chaussettes d’hiver montantes. Mais le froid et le vent ont été plus forts et j’ai pu ressentir ce que les alpinistes gelés ressentaient avant de perdre leurs extrémités gelées.
Une fois sur place j’ai été quelque peu déçu par le fait qu’il s’agissait bien d’une messe. Avec toute la solennité, le rituel et l’ennui que cela suppose. Le tout ponctué par de (trop) rares interventions musicales de joueurs de cors.
Mais quand les cuivres ont raisonné sous les voûtes ce fut un grand et beau moment. Je n’ai donc pas regretté ma venue.
Pour la petite info, le soir même avait lieu la cérémonie en l’honneur des charcutiers (on ne rit pas), proximité des anciennes halles oblige. Au cours de cette cérémonie, ont cite les charcutiers morts dans l’année, comme chez les pompiers « morts au feu » ; étrange similitude pour une profession que j’imagine autrement moins risquée, mais on ne se méfie jamais assez d’une andouillette !
Mais, en dehors de l’intérêt tout relatif que je porte à cette confrérie, c’est surtout la finalité de cette cérémonie que j’apprécie puisqu’elle s’achève avec un grand buffet sous les voûtes de l’église et là, je dis oui !
Nous devions donc revenir vers 18h30 afin de nous empif… de nous recueillir pour nos frères charcutiers. Mais une fois à la maison, réchauffés, je dois avouer que le froid a été le plus fort et nous avons lâchement renoncé… jusqu’à l’année prochaine !
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